Courage fuyons

par admin  

2012

Comme tout est un éternel recommencement, la terreur provoquée par le retour plus que possible de la gauche à la tête de l'état français cette année déclenche  de curieuses mais prévisibles réactions chez ceux que l'on appelle vulgairement "les riches". J'avais déjà survolé le sujet ici en illustration d'un précédent article dont je ne me souviens plus le fondement ; qu'importe.

Donc, entre ceux qui se croient riches et d'autres qui le sont réellement - la différence à ces deux engeances étant que les premiers sont des nouveaux riches et les autres des héritiers plus malins que les autres ou mieux considérés pas de nébuleuses castes particulièrement bienveillantes  à leur égard - on conçoit un point commun qui est la peur de perdre le contrôle de leurs bas de laine.

Les nouveaux riches sont des purs produits de la gauche, ils ne sont pas si riches que cela mais disposent d'un confort pécunier légèrement supérieur à la moyenne dont ils sont à l'origine par leur travail et un vent favorable que l'on a appelé un temps état providence. Ils dépensent leurs euros en france et sont très rarement enclins à la migration fiscale. Ils préfèrent investir sur place dans des valeurs sûres quitte à en assumer d'éventuelles charges. On pourrait facilement les saluer pour leur fidélité au pays sauf qu'ils semblent avoir un peu oublié d'où vient leur chance et votent maintenant à droite sans trop se soucier si d'autres auraient besoin de ce dont ils ont disposé.

Les autres, plus riches que riches, ont en grande majorité déjà décampés depuis longtemps, autant pour leur business que leur(s) compte(s) privé(s). Je me demande d'ailleurs ce qui peut bien encore les lier au pays, si quelqu'un a une idée... Il n'empêche que ce ne doit pas être par bonté d'âme mais uniquement pour de quelconques intérêts. Les mesures indécentes prises par la droite pour les retenir ou voir les faire revenir ne semblent pas avoir spécialement changé grand-chose, c'est pour dire.

Les médias relatent le mouvement chair et or de ces derniers, citoyens pas comme les autres qui commencent à prendre leurs dispositions en vue de ces incertaines présidentielles. Ces messieurs veulent migrer, certains en Belgique, d'autres vers des destinations plus exotiques, afin d'échapper au délire gauchisant susceptible de s'abattre sur eux.

Vous savez quoi, une des phrases marquantes du président Sarkvosy me revient toujours en tête quand sont évoqués ces phénomènes pseudo-migratoires - "... La France on l'aime ou on la quitte..." -. Je pense très sérieusement que le moment est venu d'appliquer à ces gens cette idée simpliste selon laquelle il n'y aurait pas d'amour sans preuves matérielles de celui-ci. Ben qu'ils le prouvent leur amour pour la France.

Ce n'est pas une lubie mais simplement un juste retour des choses après des décennies de curée sans lesquelles nous ne serions pas dans cette situation désastreuse. On leur retire la nationalité française et on verra bien si la sécu et autres avantages sociaux des îles Caïman ou Chinois vaut la française. On verra bien qui est prêt à les "adopter" dans le monde, on verra bien quel rang ils auront auprès des autorités de leurs nouveaux pays ou de la France quand ils ne pourront venir ici qu'en touristes ou clandestins.

Vous allez me dire mais comment on va faire sans ces fleurons émissaires Français faisant rayonner le pays de par le monde? Ben vous savez quoi, je suis un peu comme la clique nationale, je préfère les bons d'ailleurs aux mauvais d'ici. Si on laisse la place vacante d'autres viendront la prendre. Euh oui, la préférence nationale n'a aucun sens à l'heure de la mondialisation et il est fort à parier que d'autres sauront non-seulement aimer la France mais le lui prouver en acceptant ses conditions au-lieu de la piller lamentablement de l'intérieur.

Pour qu'un pays avance il faut peu de chose ; Natalité, Santé, Instruction,  Culture, Singularité. Après, tout vient de lui-même sans le moindre effort supplémentaire. Et la dernière chose dont nous ayons besoin ce sont bien de gens qui gagnent plus en quelques jours que d'autres en une vie entière juste pour nous dire comment on doit vivre.

Nous sommes à l'aube d'un tournant sociétal mondial sans précédent totalement prévu et une chose est sûre, il n'y en aura pas pour tout le monde, en particulier si certains un peu plus influents que les autres se croient encore au siècle dernier. Notre cher président nous en a fait un remarquable exemple et semble aujourd'hui vouloir rattrapper en deux mois cinq années d'infructueuse agitation. Il n'a finalement fait que déplacer de l'argent d'un pôle vers un autre, d'une poche vers l'autre, d'un gouffre vers un autre encore plus insondable pour une simple idéologie selon laquelle force est à l'argent. Il nous aura montré surtout la faiblesse de celui-ci ainsi que ses limites tristement faciles à atteindre.

L'argent aussi ça se respecte donc si ces indélicats Françai(se)s qui ne le sont que pour la gloriole s'en jouent, qu'ils aillent essayer d'en jouer aussi facilement ailleurs pour voir.

Et pour ces pauvres riches pas assez riches pour s'exiler et suffisamment pour se faire plumer ici, ne croyez pas que vous en aurez plus en votant à droite car ceux-là sont soubçonnables de penser que vous ne les méritez pas. Du-moins ils le penseraient qu'ils ne s'y prendraient pas autrement.

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